Sujet-Supposé-Entendre

 

 

 

Lorsque j’écoute une musique "qui me parle", il y a toujours deux temps.

 

Le premier, celui d'abord où je me reconnais comme auditeur, j’écoute la musique.

 

Puis le second, où je suis reconnu comme auditeur par la musique qui m’arrive.

 

La musique me reconnait littéralement.

 

La musique devient une question, une énigme qui m’assigne, en tant que sujet, à devoir lui répondre (Qu'est-ce que j'entends quand j'entends cette musique ? Qu'est-ce qui me touche ? Che vuoi ? ).

 

C’est-à-dire que la musique se constitue comme m’entendant, comme sujet (supposé entendre) ...

 

L'Autre, ici la musique, qui me constitue comme sujet, je l'aime.

 

La musique n'en aura donc jamais fini de produire des effets d'amour.

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