Féminillettrisme

Au sein du couple, LA femme occupe la position prolétaire, à n’être pas toute soumise à la jouissance phallique ; de là elle tire son potentiel subversif.

 

Le discours courant n'est autre que la tentative d'enlacer avec le lasso phallique les femelles ; au moins celles qui veulent bien s'y laisser prendre.

 

Dans la pollution idéologique contemporaine, les formules de la sexuation permettent une respiration certaine en supposant la jouissance de l'Autre en contre-point aussi logique que nécessaire de la jouissance phallique.

 

La concomitance des reformes de l'orthographe, notamment l’écriture inclusive, de l'explosion du féminisme enragé, et de l'expansion des théories du genre, est l'indice certain de l'illettrisme contemporain.

 

Lire n'est pas la simple reconnaissance de signes mais l'apprentissage de se reconnaître dans la part invisible du texte : lire c'est se lire.

 

Cette part invisible, absente témoigne de l'ek-sistence de l'Autre , toujours déjà Autre sexe : le féminin.

 

L'illettrisme est le refus obstiné de l'apprentissage de sa lecture, de la reconnaissance du réel de la lettre. 

 

Le visible est le propre de la sexuation mâle (jouissance phallique) ; prétendre alors vouloir rendre visible le féminin n'en constitue, en réalité, que le plus éblouissant rejet : passer du lisible au visible nous enfonce dans le risible.

 

Permettre aux femelles d’être aussi bornées que les mâles, est-ce un progrès ?

 

Seule LA femme (le pas tout, son ek-sistence) peut prendre à contre-pied cette logique totalitaire contemporaine (pourtoussisme, toutaimisme) en différenciant, notamment, les femelles de LA femme (comme les ouvriers du prolétariat).

 

 

 

 

 

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