J'ai été analysé ... mais pas assez bien.

 

Pour toute personne un tant soit peu sensible au discours analytique, cet énoncé que Jacques-Alain Miller a prononcé en 2010 en public, permet de saisir le discours dans lequel son sujet est pris: le discours courant.

 

 

 

 

 

Dire "avoir été analysé" témoigne de sa croyance en l'Autre, duquel il se fait l'objet.
Ce qui est commode, jusqu’à un certain point, pour ne pas avoir à se coltiner sa responsabilité d'analysant. 

 

 

Le " ... mais pas assez bien" n'est autre que l'expression flagrante de la Belle Ame millerienne qui ne prend même pas sa part dans ce qui est supposée avoir été sa propre analyse.

 

Comment alors entendre les consignes de vote milleriennes en cette année d’élections présidentielles ? 

 

1)  Dénoncer le désordre du monde c'est prendre place dans le discours qui le conditionne et ne rien vouloir savoir de notre participation (belle âme).

 

2) Etre parlé par l'Autre, comme avoir été analysé (même très bien), c'est consentir à sa propre folie. 

 

3) Se prendre pour (folie) l'Autre de quelqu'un, voila le ressort de toute canaillerie.

 

 

 

 

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