Lathouse


Approximation de la lathouse


"Lathouse" est un néologisme lacanien composé de "aléthéia" et "ousia".


L'aléthéia est la vérité en tant que voilée (oubliée) et l'ousia est ce qui se situe entre l'Autre et l'étant, l'être (ou presque).


La lathouse serait l'objet cause du désir en tant que produit par la science et qui a pour effet le voilement (l'oubli) de l'être.


Il n'y a rien d'autre dans cette lathouse que du vent, celui de la voix humaine.


Puisque la science nous gouverne, il y a prolifération des lathouses, au point où Lacan avance que nous vivons dans l'aléthosphère.


Nous y sommes branchés. Il dit ça bien avant l'invention d'internet et des informations en continu qui sont peut-être des lathouses à l'état pur puisqu'ils participent à l'oubli de l'être (divertissement au sens pascalien) en nous environnant constamment de l'inassimilable vent de la voix humaine sans même être des objets (au sens banal).


Pourtant Lacan affirme que le psychanalyste est celui qui occupe la place de la lathouse.


Est-ce à dire que le psychanalyste est un produit de la science qui a pour effet l'oubli de l'être ?


Certes pas, mais le sujet de la psychanalyse est le même que celui de la science (sujet du cogito cartésien).


Seulement dans le discours de l'analyste il est en place de l'autre et dans le discours universitaire en place de production (expulser).


Le psychanalyste comme lathouse serait donc à entendre comme psychanalyste en tant que semblant de l'objet a (cause du désir) et permettant au sujet l'angoissant mais nécessaire passage du divertissement à la discrétion.